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Coefficient 5

 

Les élèves ont peur de la SVT à cause de son coefficient 5 notamment en Première et Terminale D. Interview d’un enseignant de Sciences de la Vie et de la Terre au collège Sigmund Freud, Nya Ngassa.

 

Aulycee : Votre parcours est-il en cohérence avec votre métier ?

Nya Ngassa: J’enseigne ce que j’ai appris en quelque sorte, puisque j’ai un Master 1 en géologie. J’ai entamé une formation dans un autre domaine et je sors en fin d’année ingénieur en Informatique et Réseaux. Je suis le programme CISCO, basé à l’Institut Siantou Supérieur. Je voudrais chevaucher en quelque sorte l’informatique et l’enseignement. L’enseignement est naturel chez moi et inné en quelque sorte. Je n’ai pas eu besoin d’orientation pour me donner à ce métier.

 

 Nya Ngassa prof SVT Sigmund Freud

 

Aulycee : Quelle est votre approche de l’enseignement des SVT ?

 

Nya Ngassa: Il y a toujours une approche particulière, en fonction des élèves qu’on a en face de soi, des plus récalcitrants au plus corrects, on aborde le cours de différentes façons. J’enseigne les classes de Terminale et de Première. Ils ont peur de la SVT à cause des coefficients : coef 5 en Terminale D, en Tle C coef 2, en Première A et C coef 2, en Première D coef 5.

 

Aulycee : Quelle est la perception des élèves et des parents des SVT ?

 

Nya Ngassa: Les programmes sont vastes et on couvre près de 15 chapitres par classe, du coup les parents s’impliquent beaucoup dans cette matière parce qu’ils aimeraient qu’avant la fin de l’année le programme soit achevé.

 

Aulycee : Quels sont projets avenirs ?

 

Nya Ngassa: Je suis une école parallèle et en fin d’année je serai ingénieur Informatique et Réseaux. J’aime l’enseignement et je souhaite ouvrir plus tard un institut de formation. La majorité des élèves rencontre aujourd’hui un problème d’orientation. On a cette chance dans le collège Sigmund Freud de recevoir des prospectus des grandes écoles, et d’avoir des visites sur place lors des séminaires pour faire bénéficier des conseils à nos élèves.

 

Aulycee : Quelle anecdote gardez vous de la pratique de votre métier au quotidien ?

 

Nya Ngassa: J’enseigne depuis 4 ans. Je pense qu’avec de bonnes connaissances à la base, l’expérience se construit au fil du temps, car on se forge au fil des jours au contact des élèves.

L’anecdote s’adresse aux élèves têtus à qui je demande de garder les professeurs dans les cahiers car c’est pour ça qu’on vous aime. Je m’adresse à ceux qui veulent travailler et qui mérite un suivi personnalisé. Je trouve que l’enseignement n’est pas assez valorisé dans notre pays. L’enseignant est certes au sommet dans tous les domaines, mais il faut revoir tout le système à mon avis.

 

Propos recueillis par Amelie Laure Kemouo

 

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